STILL LIFE

EMILY MANN / PIERRE LAVILLE

J’accepte, sans le condamner,
tout ce qu’il a fait.

 

Durée : 1h25

STILL LIFE, ENCORE EN VIE, NATURE MORTE…
Emily Mann écrit des pièces pour le théâtre, le plus souvent avec la matière vivante (Still Life, au double sens…) qui témoignent des tremblements et des crises de notre civilisation occidentale. Passionnée par le réel de l’Amérique contemporaine, ses pièces sont des témoignages dramatisés projetant un réel authentique dans une forme théâtrale. Elle n’est pas seulement une écrivaine impliquée dans le quotidien et ses idéologies, elle en remet en question les valeurs (une de ses pièces les plus fortes ne s’intitule- t-elle pas Exécution of Justice ?) et interroge la question raciale. Elle s’y engage dans son écriture, tout autant que dans son activité de directrice de théâtre et de metteur en scène : elle dirige depuis vingt-cinq ans le McCarter Theater de Princeton, l’un des plus grands théâtres hors New York (c’est là qu’elle a créé il y a deux ans ma version scénique de Baby Doll d’après Tennessee Williams).

La personnalité « civique » et l’engagement d’artiste d’Emily Mann est exemplaire de la défense constante d’un théâtre sans concessions et d’une remise en question des valeurs qui la placent au premier rang des artistes du théâtre américain contemporain.
Still Life est l’une de ses premières oeuvres, une des plus significatives. Une version initiale de la pièce, en 1981, faisait de son personnage principal un militaire de retour du Vietnam. L’an dernier, plus de trente ans plus tard, elle a repris le matériau de la pièce et en a réinventé l’enjeu à partir de la guerre livrée par les Etats-Unis en Irak et en Afghanistan. Loin d’être effacé, le traumatisme lié au Vietnam et qui a secoué l’Amérique s’est re-matérialisé dans la blessure afghane, qui est loin d’être refermée ou achevée. Requis pour affronter le public, face à face et droit dans les yeux, les trois personnages sont écrits à partir d’un matériau de théâtre-document utilisant la matière première de la vie vécue, l’expérience réelle et en s’inspirant d’aveux exprimés dans la vraie vie.

La force de la pièce tient à ce noyau d’authenticité. Tout y sonne vrai et l’on entre en rapport directement avec les personnages. Le contexte et les événements que la pièce recompose nous parviennent en pointe sèche, ce qui, par sa vérité même, exclut mélo et pathos. Sans ignorer le tragique des choses de la vie et de la guerre, Still Life parfois y prend même par fulgurances un air de comédie. C’est l’une des beautés et des forces de la pièce.

Pierre Laville

 Représentations

  • 10 avril au 19 mai 2018
    Les Déchargeurs (Paris)

     

Téléchargements

Dossier de présentation de Still life

Pour tous renseignements, merci de nous contacter
par courriel lepolediffusion@gmail.com
ou par téléphone au +33(0)1 42 36 36 20

 

Résumé

Aux États-Unis, aujourd’hui. Mark, il y a peu marine en Afghanistan, est de retour dans son foyer ; il n’a pas effacé les traces de ses mises à l’épreuve et de la violence à laquelle la guerre l’a obligé. Il y retrouve Chéryl, sa femme, enceinte ; elle est sans illusions, indifférente à ce qui tourmente son mari, elle a grandi dans la bourgeoisie américaine des années Bush en prise avec la libération sexuelle. Il y a aussi Nadine, maîtresse de Mark, femme libre et indépendante ; elle est une militante pacifiste  et féministe qui pourrait s’opposer au tempérament destructeur de Mark. Comment peuvent-ils accorder leurs épreuves, leurs expériences de vie et trouver une place dans la société d’aujourd’hui ?

Extrait

ELLE – Six mille personnes sont mortes, assassinées, certaines d’entre elles étaient nos collègues de travail, et ma seule réaction est de   penser à nous tirer aux Bahamas. Ce n’est pas très beau !
LUI – Eh bien, descends les aider à tamiser les débris, ou porte leur des cierges !
ELLE – Je ne sais pas.
LUI – Merci de ne pas oublier que j’y ai travaillé dans ces bureaux, pendant des années. En ce moment, je revois des tas de visages… Les gens avec qui je discutais, avec qui je buvais un café… Ces types à la réception…
ELLE – Tu penses à ces gens-là ?
LUI – Évidemment !
ELLE – Je te croyais en train de penser à nous… Mais quelle idiote, je suis.

 

La presse en parle

Distribution

Texte : Emily Mann
Adaptation & Mise en scène : Pierre Laville
Comédien(s) :
Manon ClavelAntoine CourtrayAmbre Pietri

 

Les Déchargeurs / Le Pôle diffusion /  SIC

 

Diffusion

Equipe :
  • 3 interprètes
  • 1 administrateur
  • 1 technicien
Voyages / Hébergement / Repas :
  • 4 voyages
  • 5 repas
  • 5 hébergements

Observations techniques :
Arrivée du technicien à J-1 et l’équipe artistique accompagnée de l’administratrice à J pour le déjeuner.

Plateau:
Ouverture souhaitée : 6m ; profondeur souhaitée : 8m ; Hauteur souhaitée : 3m

Share
...

This is a unique website which will require a more modern browser to work!

Please upgrade today!